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Conférence du 25 janvier à la Passerelle

30 janvier 2011

La conférence s’est déroulée devant une cinquantaine de personnes passionnée par les propos de nos intervenants. La preuve en est que seule une très petite minorité est partie avant la fin.

J’ouvre cette conférence avec une déclaration de candidature au cours de laquelle je présente également Viviane Meilhac ma suppléante. Suite à quoi après présentation des intervenants je cède la parole à Pierre Larrouturou.

La présentation bien documentée de Pierre Larrouturou impressionne particulièrement .

Il commence par dénoncer le système statistique du chômage en France.

Puisqu’au moment où 500K personnes rejoignent Pôle emploi, 400K personnes en fin de droit en sont automatiquement exclues. Ces dernières se retrouvent ensuite au RSA voire sans revenus si leur conjoint travaille.

Il dresse ensuite un bilan sans concession de la situation financière mondiale actuelle, et nous explique que la racine du problème provient de la rupture du contrat passé à la fin de la 2ème guerre mondiale entre les partenaires sociaux et qui permettait un partage équilibré des fruits de la croissance. La révolution ultra-libérale a remis en cause cet équilibre en permettant aux actionnaires de capter une part croissante des richesses produites. Il montre comment en trente ans, dans les 15 pays les plus riches de l’OCDE, la part de la richesse revenant aux salaires est passée de 67 à 57 % du PIB, au profit des actionnaires. Ce sont ainsi 35 000 milliards d’euros qui sont allés aux marchés financiers, bénéficiant à 0,2 % de la population. Pour en savoir plus: débat 35h Larrouturou – Novelli sur La Vie

Yves Montalescot nous explique ensuite comment cette rupture s’est opérée en France où le chômage de masse a permis aux actionnaires d’obtenir un contrôle des salaires et une hausse des dividendes.

En conclusion de cette 1ère partie je reprend les éléments de la présentation de Pierre et explique que le retour en arrière n’est pas possible car une économie fondée sur une croissance forte (comme celle que nous avons connu après guerre) n’est plus envisageable à cause de l’épuisement des ressources naturelles et de la hausse des gaz à effets de serre.

Suite à quoi Jean Marc Brûlé et Yann Fradin, nos deux spécialistes nous montrent que l’économie sociale et solidaire peux représenter une des alternatives possibles pour sortir du chômage de masse.

Jean-Marc Brûlé, Président de l’Atelier, nous présente son organisation et dénonce lui aussi le chômage de masse organisé selon lui pour faire pression sur les salaires.

Yann Fradin, directeur général d’Espaces nous explique que les jeunes d’aujourd’hui ne peuvent plus se présenter comme demandeurs d’emplois mais doivent au contraire faire preuve d’imagination et créer leur propre emploi, leur propre activité. Il explique que l’économie sociale et solidaire est celle qui transforme le plus efficacement les revenus en emplois.

Son principe est en      effet de créer de l’activité et de l’emploi. Lui et Jean Marc Brûlé expliquent que par exemple les besoins en aménagement des espaces verts sont immenses et que si l’on s’en donnait les moyens de nombreux emplois pourraient être créés via des entreprises ou association dans lesquelles les revenus sont réinvestis dans l’activité sans avoir à rémunéré d’actionnaires.

La parole est ensuite donnée à la salle. Cécile Alavoine-Berthaud, conseillère municipale Ecologiste à la municipalité de Rueil montre qu’on ne souhaite pas nécessairement travailler à temps plein durant toute sa carrière. On peut vouloir à un moment donné passer plus de temps pour élever ses enfants ou se consacrer à une activité associative. On devrait donc pouvoir avoir la liberté de moduler son temps de travail tout au long de sa carrière.

Pour en savoir plus:

France Culture: Faut-il enterrer les 35h? Manuel Valls et Pierre Larrouturou débattent sur ce sujet dans « les controverses du progrès »

Merci à Sylvia Tostain pour les photos

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One Comment leave one →
  1. cécile AB permalink
    2 février 2011 18 h 18 min

    Belle soirée avec un beau plaidoyer pour donner toute sa place à l’économie sociale et solidaire,celle qui rassemble performance économique et plus-value sociale et environnementale, celle qui fait mieux et moins cher! Quelques mots pour prolonger le sens de mon intervention: les richesses humaines développées en dehors du temps de travail ne sont pas prises en compte d’une façon ou d’une autre, alors que la société en bénéficie; on pourrait donc imaginer différentes façons de les valoriser, pourquoi pas d’accorder des trimestres de retraite en compensation du temps consacré au « bien public » mais pas rémunéré, ou bien des monnaies complémentaires (il existe déjà différents essais en Autriche,, à Nanterre avec le SOL initié par Patrick Viveret,Villeneuve sur lot…. ). Elles sont utilisées uniquement localement dans le réseau de l’économie sociale et solidaire et rapidement car elles perdent de la valeur après 6 mois, c’est donc bon contre la spéculation ! Innover pour entreprendre autrement, valoriser la coopération plutôt que la concurrence, c’est ça l’avenir !

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